1 Septembre 2010

Quel nom donner à cette course qui sert de support à l'Utmb 2010 (médiatiquement) mais qui emprunte le parcours de la CCC et qui s'est mis en place dans les circonstances expliquées précédemment ???
En ce qui me concerne, elle m'a sauvé d'une énorme déception : ne pas courir !!!
Alors me voilà de retour sur la ligne de départ à Courmayeur, l'ambiance est plutôt spéciale, entre plaisir, soulagement et un sentiment chez les coureurs autour de moi : pas de pression, on verra bien, profitons !! surtout que le soleil est de retour.
En même temps ce parcours, je le connais bien, un mois plus tôt, j'étais là avec les sébastien pour le reconnaître (comme quoi y se passe des choses étranges ?? une reco qui ne devait pas me servir maintenant !!!). Ce même week end, on était aussi accompagné de Jezz et Mike qui feront 1 et 2 à Chamonix : ils peuvent nous dire merci !!!
Donc pour le photos, il faut juste retourner voir l'album reco utmb et c'est pareil et en plus de jour !!!
Le temps, aussi, était différent car après les éclaircies qui nous accompagnent jusqu'à Arnuva, le vent et la pluie nous retrouvent au Gd Col Ferret (un coin où la météo est moyenne !!) et nous accompagnent jusqu'à Champex. Puis, c'est l'humidité et le froid qui seront les compagnons de la partie nocturne.
Alors la course ? Je ne vais pas vous livrer mes sentiments et mes émotions, je les garde égoistement pour moi et mes proches mais je vous assure, vous ne serez pas décus, il y a ce qu'il faut !!!
Je voudrais plutôt donner de modestes remarques pour ceux qui vont tenter l'"aventure" les années à venir :
1: Il faut avoir envie et trouver de bonnes raisons de le faire.
2: Il faut s'entrainer mais ça, c'est pas le plus compliqué quand on a envie.
3 : il faut arriver le jour j pas trop fatigué, stressé et blessé : avoir mal partout les jours précédents est inquiétant mais normal.
4 : il faut avoir de la chance : météo, maladie, ....
5 : et puis il faut y aller !!!
Comme dirait Sébastien Chaigneau, il ne faut pas s'occuper des autres : s'ils vont plus vite, c'est qu'ils sont plus forts que toi à ce moment là, c'est tout. Donc essayer de garder son rythme (tu vois Anthony, faudra pas me suivre !!!) et puis une pensée qui m'accompagne tout le temps, ne jamais s'arrêter, toujours avancer, même lentement, c'est toujours ça de pris (ex: sortir du ravito avec les mains chargées et manger tranquillement mais en marchant, donc en avançant). Cette année, rien qu'avec cette technique, j'ai gagné presque une 1/2 heure par rapport à l'an dernier. Donc Romuald, va falloir bosser !!!
Ne pas s'occuper du chrono, ni des places, s'occuper de ses sensations : par exemple à aucun moment, je n'ai su à quelle place j'étais pendant la course, vous étiez mieux placés que moi !!! Le rythme des gus qui m'accompagnaient me disait que ça ne devait pas être trop mal !!!
Surtout dans les descentes !!! C'est là, que se joue la course : il faut courir et ça fait mal, si pas trop, on continue, si la blessure est la, ça devient dur dur (ex: 1/2 heure de moins sur la descente finale juste parce que j'ai réussi à trottiner).
Il faut essayer de courir dès qu'on peut, on avance plus vite et on reste dans une dynamique de course.
Ensuite, la douleur et la fatigue seront là, c'est sur mais elles doivent vous accompagner et le plus souvent la douleur ne signifie pas blessure, elle est réactionnelle (le corps se protège) : j'ai eu beaucoup de douleurs (trés vives) samedi et aujourd'hui, je ne suis pas blessé !!
Enfin, l'alimentation, c'est le point clé pour durer : il faut absolument manger et boire dès le début et tout le long de la course : moi, c'est un sporténine (homéopathie) toutes les heures pleines, un gel ou une barre en alternance toutes les heures, une longueur de tube de camel toutes les 20' et aux ravitos : une dizaine de Tuc, du chocolat et 2/3 verres de coca...
Pour en finir, cette course restera un moment trés fort et particuliers pour son pendant et son avant et c'est pour tout ses ressentis que j'aime courir et en particuliers sur de longues distances.
Complétement à l'encontre de ce que j'ai écrit au dessus mais par rapport au nom de cette course sur lequel de nombreuses personnes se déchirent : je suis considéré comme "finisher de l'Utmb 2010" par l'organisation c'est vrai dans un sens, mais pour moi, être finisher de cette course mythique, c'est faire 166 km et 9500 m de dénivellé tout autour du Mt Blanc et ça ce sera l'objectif de l'année prochaine si tout va bien ou des suivantes !!!
Ps: je mets 2 petites photos prises par Robert et Claudine Deschateaux + 1 prise à l'arrivée à quand même)